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un autre article de Ruperti
une véritable
coopération
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Une
nouvelle psychologie
grâce a l’astrologie
-
Alexander
Ruperti - (1979)
La querelle bat son plein parmi les
astrologues: certains sont persuadés que l’astrologie
doit être assimilée à une sorte de psychologie
des profondeurs, d’autres croient qu’elle n’a aucun
besoin des concepts de la psychologie actuelle car elle contient tout
ce qui est nécessaire à l’explication complète
du caractère et de la vie d’une personne.
Cette querelle est due, en fait, à une confusion
car, même si l’on se limite aux caractéristiques
données aux symboles astrologiques, que ce soit par la tradition
ou par les textes actuels, ces caractéristiques sont psychologiques
en soi. Il semble que le choix soit plutôt à faire entre
se limiter à la compréhension d’une personne en
fonction des significations psychologiques superficielles de l’astrologie
traditionnelle ou essayer d’interpréter le caractère
d’une personne sur la base des nouveaux concepts que nous offre
la psychologie des profondeurs.
Cette dernière possibilité ne signifie
pas que l’astrologue ait à adapter son astrologie à
une école de psychologie, freudienne, jungienne ou autre, mais,
plutôt, que la structure de notre démarche astrologique
est complétée par des données nouvelles et plus
profondes sur ce qu’est la personne humaine.
Le pouvoir de l’astrologie réside dans
sa capacité de réduire les choses à l’essentiel,
à cause du nombre de symboles, très réduit en
comparaison des phénomènes qu’ils sont censés
expliquer. Par conséquent, dans sa relation aux concepts psychologiques,
c’est l’astrologue qui doit être le facteur positif
et non les concepts psychologiques. Autrement dit, grâce aux
symboles astrologiques, l’astrologue peut organiser et synthétiser
les concepts psychologiques et les inclure dans une trame plus vaste
et plus universelle. Il ne doit pas se limiter à ce qu’a
dit telle ou telle école de psychologie, ce qu’on fait
la plupart des astrologues qui ont essayé d’intégrer
les nouveaux concepts psychologiques à l’astrologie.
Chaque école de psychologie est limitée par un point
de vue particulier qui n’est pas nécessairement totalement
vrai et ne l’est pas jamais complètement dans tous les
cas. Je crois que c’est en cela que beaucoup d’astrologues
sont opposés à la psychologie: ils refusent d’admettre
la validité du point de vue freudien, par exemple, pour expliquer
les problèmes personnels d’un individu. Ils ne sont pas
contre la psychologie en soi, mais contre la limitation de l’astrologie
à des écoles limitées de psychologie. L’astrologie
contient ce qui manque aux écoles diverses de psychologie,
en ce qui concerne la compréhension de la nature humaine, car
sa base n’est pas empirique.
Une anecdote
Un exemple m’en fut donné, en Angleterre, pendant
le congrès de l’Astrological Association en septembre
dernier (1979). On m’avait demandé de donner une conférence
sur l’importance du facteur âge dans le conseil en astrologie.
Ce facteur âge puise sa signification essentielle dans certaines
lois occultes qui donnent un sens particulier aux nombres et aux différents
niveaux d’être qui constituent l’être humain
complet. Un être humain est beaucoup plus - et de très
loin - que ce qu’en accepte la psychologie moderne. On l’a
déjà dit: le mot psychologie fait référence
à l’étude de l’âme or l’âme
n’apparaît dans aucune doctrine psychologique car personne
ne sait ce que c’est et tout le monde ne croit pas à
son existence.
Quoi qu’il en soit, on peut baser l’analyse
de la vie humaine sur le développement de cinq niveaux d’être,
chaque niveau s’étendant sur sept ans d’expérience.
Une telle approche s’assimile parfaitement aux cycles de Saturne
et d’Uranus; ainsi, aux environs de 27 à 30 et de 56
à 60 ans, tout être humain passe par des points tournants
cruciaux, par des virages qui devraient en théorie, ouvrir
la possibilité d’un nouveau départ. Pour établir
cette correspondance entre l’âge et l’expérience
vécue, l’astrologue s’est basé sur des données
astronomiques et occultes: puisque Saturne commence un nouveau cycle
aux environs de 30 ans, l’individu est, théoriquement,
au seuil d’un nouveau cycle d’expérience. Cette
théorie n’est pas le résultat d’une observation
empirique; c’est un postulat dont l’astrologue observe
l’application et le déroulement dans la vie réelle.
Pour en revenir à ma conférence en
Angleterre, je fis, peu après mon arrivée, un tour au
stand de livres; mon attention fut attirée par le titre d’un
livre écrit par un professeur de psychologie à l’Université
de Yale. Son titre “The Seasons of a man’s life”
correspondait au sujet de ma causerie. J’achetai le livre, le
parcourus rapidement et m’amusai à constater qu’à
partir d’un travail empirique, comme le font tous les soi-disant
scientifiques, l’auteur et ses collaborateurs en étaient
également arrivés à la conclusion que 30 et 60
ans environ étaient des points tournants dans toute vie humaine.
Mais ce qui m ‘amusa le plus fut la façon dont ce livre
était présenté au public. Je cite: “L’explication
la plus ambitieuse du cycle de vie chez l’adulte”...”le
premier rapport complet sur les types de développement de la
vie adulte”...”théorie radicalement nouvelle sur
le développement de l’adulte, ce livre explore et explique
les périodes spécifiques de développement personnel
à travers lesquelles passent tous les êtres humains et
qui forment une trame commune, sous-jacente à toutes les vie
humaines”. Best-seller aux Etats-Unis, ce livre publié
en 1978 était le résultat de dix ans d’observation
de la vie de milliers de gens, par une équipe de chercheurs.
Ma causerie sur le même sujet était, elle, basée
sur les observations faites par Dane Rudhyar 37 ans auparavant, observations
que je n’ai cessé d’utiliser et de développer
depuis.
Les psychologues scientifiques ne veulent jamais
accepter les bases de notre raisonnement et de notre travail bien
que, dans bien des cas, ils arrivent aux mêmes résultats
en partant des événements pour remonter à ce
qui les sous-tend. Mais il y a une différence essentielle entre
les observations des groupes de psychologues et le sens que l’astrologue
peut donner à la vie d’une personne, en tant qu’être
humain: c’est la signification attachée aux différents
ages. L’astrologue va de l’ universel au particulier,
ce qui lui permet de donner un sens plus global à chaque âge.
Le psychologue, lui, à partir du particulier, essaie d’établir
une loi universelle qui sera donc toujours inévitablement limitée
par sa très terrestre compréhension de la vie et de
la nature humaines.
A franchement parler, nous pourrions progresser beaucoup
plus rapidement si les soi-disants scientifiques étaient ouverts
à l’astrologie. Le rôle des méthodes empiriques
consisterait alors à essayer, à mettre à l’épreuve
la validité des théories basées sur l’astrologie.
Je
vous ai rapporté cette anecdote car elle vient à point
dans notre propos actuel sur le rapport de l’astrologie à
la psychologie. Malheureusement, depuis longtemps, les astrologues
qui travaillent à établir une relation entre les deux,
ont limité leur vue astrologique aux solutions psychologiques,
résultats d’une observation empirique. Ils n’ont
pas essayé, comme ils l’auraient dû, de donner
une nouvelle dimension aux connaissances psychologiques, grâce
aux symboles astrologiques. Autrement dit, ils auraient
dû essayer d’adapter la psychologie à l’astrologie.
et non l’inverse.
Approches humaine
/ mécaniste
Qui étudie les problèmes de la nature humaine ne peut
ignorer le besoin essentiel de l’humanité pour une compréhension
et une réorientation psychologiques; elles seules peuvent nous
éviter le mésusage des énormes pouvoirs que la
technologie scientifique a mis entre les mains d’une humanité
psychologiquement immature et dans la plus grande confusion spirituelle.
Nos ancêtres étaient dominés par tout ce qui concerne
les sciences physiques, par l’étude de la matière
et la production d’outils faits de matière et utilisés
à des fins matérielles. La tragédie et, sans
doute aussi, les cataclysmes de notre siècle sont le résultat
de cette domination. Nous sommes les héritiers, toujours esclaves,
du matérialisme du 19ème siècle, esclaves du genre d’usage
que les hommes ont fait des “sciences exactes’ et de ses
sous-produits, la physique et la mécanique.
La voie de notre libération est dans la psychologie,
pourvu que nous n’attribuions pas à ce mot le sens de
quelque “physique” subtile et plus ou moins exacte de
l’âme, pourvu que notre approche de la vie intérieure
de l’homme soit vraiment “humaine” et non “mécaniste”.
Le dilemme “l’homme contre la machine”
est devenu très populaire. Nous devons “agir en êtres
humains”, être et sentir “humain”. Et, pourtant,
il semble très difficile à nos enseignants en psychologie
et comportement humain, de parler des hommes et des femmes autrement
que s’ils étaient des machines ou des animaux poussés
par des instincts compulsifs. Ils analysent la vie de l’homme
et les motivations de son comportement en fonction de concepts (et
souvent de techniques) venant en droite ligne du point de vue du 19ème
siècle sur la matière et les forces agissant à
ce niveau. La psychologie s’est développée en
tant que “science exacte”, dérivée, en quelque
sorte, de la physique et de la chimie. Et la plupart des psychologues
actuels considèrent l’homme comme une créature
terrestre, produit d’une société dominée
par des forces économiques.
C’est
ainsi que se trouvent complètement niés les fondements
véritables d’une approche vraiment psychologique des
problèmes et valeurs humaines. Et ce que pourrait être
une nouvelle approche de la vie, dans notre siècle, est étouffée
par les fantômes oppressants du siècle passé et
de son matérialisme scientifique. La plupart des psychologues
sont encore des hommes du 19ème ; leur mentalité est
dominée par des idées périmées sur la
nature de l’homme. Ils ne peuvent se dégager des prémisses
darwiniennes et freudiennes ou de la philosophie matérialiste
et mécaniste de l’École germanique, au milieu
du siècle dernier (“l’homme est ce qu’il
mange”...”la pensée est une sécrétion
du cerveau” etc....) ou encore du plus récent béhaviorisme.
Dans nos
écoles, les jeunes générations sont imprégnées
d’un tel enseignement. Les résultats directs en sont
une société totalement commercialisée, la production
à tout prix, le profit, l’asservissement aux gadgets
et la spécialisation des techniques out le totalitarisme politique.
Dans d’autres cas, la psychologie devient un
instrument de plus grande production, de contrôle de l’Etat
ou, encore une technique de publicité ou de propagande. L’homme
est conditionné à penser qu’il est une machine
à produire et à consommer ou un animal social: un élément
du troupeau.
Ce “quelque chose”
en l’homme
Tout cela constitue l’aspect négatif
dans le développement de la psychologie au 20ème siècle.
Il est pourtant en train d’émerger lentement, un aspect
positif de cette matrice aliénante de pensée du 19ème
siècle. Nous commençons à comprendre que la psychologie
doit être basée sur des principes et concepts différents
de ceux des “sciences exactes”. Et, en tout premier lieu,
parmi ces concepts nécessaires pour donner à la psychologie
une signification positive et vraie, doit prendre place celui qui
considère l’homme comme un être essentiellement
spirituel qui fonctionne dans et à travers un corps biologique,
en vue d’accomplir un but.
Beaucoup de gens répondent à cela:
“Comment pouvez-vous savoir que l’homme est essentiellement
une entité spirituelle poursuivant un but individuel et non
pas un animal social qui cherche à s’adapter à
son environnement naturel, physique et social, de la façon
la plus profitable et la plus satisfaisante possible?”.
Je leur réponds:” Comment pouvez-vous
savoir que l’homme n’est pas une entité spirituelle?”.
Quelques générations de matérialistes nous ont
démontré combien l’homme, par son corps, est semblable
aux animaux et comment la présence ou l’absence de biens
matériaux peut le changer. Mais on pourrait mettre le même
accent sur le fait que l’homme a en lui quelque chose qui lui
permet d’accomplir des prouesses extraordinaires, tout à
fait différentes des réalisations animales, y compris
la transformation totale, à volonté, des substances
matérielles. Qu’est-ce donc que ce “quelque chose”
en l’homme?
Nous
pouvons appeler ce “quelque chose” esprit, intellect ou
de toute autre façon, peu importe, car l’on peut concevoir
le principe ou le pouvoir qui fait que l’ homme est homme, soit
comme facteur essentiel en lui, soit comme production de son organisme
physique, de la capacité de son cerveau ou de quelque autre
caractère biologique spécialisé. Il ne faut approuver
ou nier aucun fait réel pour croire que l’homme est une
entité spirituelle et que le secret de sa psychologie réside
en cela; il nous faut simplement changer notre point de vue, notre
angle de vision ou la qualité de notre interprétation
des faits.
La science,
elle-même, nous montre le chemin. Elle prend une pierre que
nous pouvons voir, toucher et qui peut même nous blesser; et,
par la magie de quelques formules mathématiques, le physicien
nous convainc que cette pierre solide, lourde, est, en réalité,
faite, pour la plus grand partie, de vide et de quelques atomes tournant
à une vitesse incroyable. Il démontre ensuite que les
atomes sont, en vérité, des vortex d’énergie
et il nous le prouve par la production d’énergie qu’engendre
l’explosion d’atomes.
Que reste-t-il au matérialiste et à
sa matière? Plus rien, en fait. Le physicien lui-même
nous révèle que l’univers est un champ d’énergies,
une structure complexe d’espace-temps et d’électromagnétisme,
une structure limitée, une entité cosmique donc - ou
une foule d’entités cosmiques, s’il y a de nombreux
univers.
Le monde des forces
Pourquoi
ne pas interpréter l’être humain d’un point
de vue semblable? Pourquoi ne pourrait-on voir en l’individu
un petit “univers”, une structure d’espace-temps
et d’énergies spirituelles et mentales? Pourquoi ne pourrait-on
interpréter la matière et la vie elle-même, avec
ses pulsions, du point de vue adopté pour la vie intérieure
de l’homme? Et pourquoi la physique elle-même ne serait-elle
pas explicable en fonction de quelque forme de psychologie tout aussi
réelle mais plus élevée, au lieu de ramener la
psychologie à un prolongement de la biologie et de la chimie?
Pour ce
faire, il suffirait de retourner aux concepts de base sur la nature
humaine, conçus par toutes les civilisations jusqu’aux
trois derniers siècles et par des Européens tels que
Paracelse et une foule d’autres esprits, héritiers de
l’ancienne connaissance sur le “monde des forces”.
Les physiciens modernes ont avancés de façon catastrophique
dans ce monde des forces parce que cette avance est encore basée
sur le matérialisme et prend place dans une société
contrôlée par l’avidité, l’instinct
de possession, le désir ardent du pouvoir et une forme tout
à fait destructrice de psychologie de masse.
Les anciens penseurs et leurs successeurs modernes
ont, par moments, fait référence à ce ”monde
des forces”, sous forme de monde “astral” ou sidéral.
En faisant cela, ils ne voulaient pas dire que la terre est “matérielle”
et que seul l’univers du ciel des étoiles constitue “le
monde des forces”. Ils mettaient, au contraire, l’accent
sur le fait que le monde des forces est partout et interpénètre
chaque particule de matière, y compris le corps humain. Au
fond, ils utilisaient le terme “astral” parce que la totalité
du ciel, avec ses disques de lumière, était, pour eux,
l’image visible et la représentation la plus adéquate
de l’”être intérieur” de l’homme,
l’homme en tant qu’univers en réduction (microcosme)
d’énergies irradiantes.
Le terme
“astral” implique donc un point de vue particulier sur
la réalité, une approche, sous un certain angle, des
faits humains; de la même façon, le terme “électronique’
implique une conception de la matière qui a relégué
au rang d’antiquité la physique européenne classique.
La psychologie, dans la mesure où elle doit être repensée
et reformulée en fonction des nouvelles tendances de notre
siècle, devrait chercher à incorporer cette approche
“astrale” et à décrire l’homme d’une
façon nouvelle (ou très ancienne!). Un être humain
est celui qui est, potentiellement, capable de devenir une manifestation
concrète de l’ordre divin dont le ciel est une représentation
ou une image. Les êtres humains sont des âmes, des univers
d’énergie et de lumière, et pas simplement des
agrégats de matière et des paquets de complexes aux
noms mythologiques. Toute astrologie véritablement psychologique
devrait nous en convaincre et nous montrer comment devenir conscient
de notre être intérieur, de notre nature “céleste”.
L’image divine en nous
Le thème
de naissance d’un individu est la représentation en deux
dimensions
du ciel tout entier au moment du premier souffle; c’est donc
la représentation symbolique de l’être astral du
nouveau-né. C’est le signe de potentielle incarnation
de l’Esprit dans un organisme physique fait de matériaux
terrestres. C’est la signature divine de l’homme, c’est-à-dire
le but que l’homme a à accomplir dans l’univers
divin.
Ce but
consiste, essentiellement et toujours, à combler un besoin
de la nature terrestre, c’est-à-dire intégrer
à un niveau plus élevé quelques uns des matériaux
ou éléments parmi les composants animaux ou terrestre
de la nature humaine. Puisque le thème astrologique nous indique,
symboliquement, comment l’individu est censé accomplir
cela, l’astrologie peut devenir un instrument précieux
pour le véritable psychologue des profondeurs. Pour ce psychologue,
le but de la psychothérapie n’est pas, en vérité,
d’”adapter” l’individu à son environnement
social et naturel mais, plutôt, de l’aider à devenir
plus pleinement une incarnation de l’esprit, c’est-à-dire
à accomplir le but divin de sa vie, que cela implique ou non
une vie heureuse, confortable et adaptée.
C’est un réajustement nécessaire
si l’individu veut devenir plus efficace en fonction du but
réel de sa vie; mais cette efficacité n’exige
pas ce que le psychologue moyen appelle adaptation au milieu ou réponse
“normale” à l’environnement. Adaptation,
a-juste-ment, d’accord! Mais qu’est-ce qui est “juste”?
Et à quoi s’”a-juster”? Avec quoi s’harmoniser?
Est-ce avec notre société, sa confusion incroyable,
son mercantilisme, son vide spirituel, sa futilité généralisée
et son absence totale de signification et de valeurs réelles?
Ou bien est-ce avec l’ordre intérieur de notre propre
être individuel, l’image divine en nous, le ciel étoilé
qui est le but divin à incarner par des actions créatrices
tout au long de cette vie dans un corps de matière terrestre?
Le corps n’est pas “Moi”. Il peut
devenir la manifestation de ce “Moi”, ou, tout au moins,
le moyen d’accomplir le but de ce “Moi’ dans l’environnement
familial, amical et social. Les énergies propres à servir
ce but constituent mon être “astral” dont le thème
de naissance est la représentation symbolique. Ce “Moi”
n’est donc pas le thème astrologique; mais le thème
peut me montrer, si je sais en lire correctement les symboles, le
genre d’énergies que je peux utiliser. Il peut m’indiquer
le rythme, le déploiement et quelques uns des pièges
majeurs dans l’interaction de ces forces, de même que
les points de tension, de contrainte et les moments de crise et de
réorientation nécessaire. Il peut me révéler
mes problèmes majeurs tout autant que les différents
genres de solution que je peux utiliser pour devenir l’agent
effectif du but que le ciel révèle à ceux qui
ont des yeux pour voir.
L’âme, être d’énergie
Tout
cela peut paraître étrange ou même ridicule aux
diseurs de bonne aventure ou, aussi bien à l’apprenti
sincère en astrologie, si il a une orientation scientifique
ou événementielle. Pourtant, ces idées sont l’expression
d’une très ancienne tradition astrologique, et d’une
pensée occulte vraiment religieuse. C’est cette tradition
que la psychologie actuelle doit, d’une façon ou d’une
autre, assimiler et incorporer à sa pensée et à
ses techniques, si le but de cette psychologie est bien de combler
le besoin de notre humanité prise dans un maelström socio-politique
qui la conduit inévitablement à l’asile et aux
champs de bataille.
A mon avis, la première étape,
pour les psychologues, consiste à revoir leur attitude vis-à-vis
de l’homme, de la valeur, du sens et du but de la vie pour un
individu. Ils doivent voir en l’homme une entité spirituelle
utilisant un tissu de forces pour intégrer de façon
nouvelle les matériaux terrestres (et socioculturels); de la
même façon, la graine qui germe dans le sol, attire à
elle les produits chimiques de ce sol et les incorpore, les intègre;
ils deviennent ainsi la substance des racines, de la tige, des feuilles
et fruits, dans la plante adulte.
Une psychologie vraiment astrologique devrait pouvoir
aider les hommes à accomplir, pas à pas, cette tâche
d’intégration, donc à montrer l’âme
dans sa vie et ses tâches quotidiennes. L’âme est
l’être d’énergie qui est la réalité
de l’homme. C’est la véritable nature “céleste”,
l’harmonie dynamique de ses pouvoirs créateurs. Et cette
âme doit se manifester parmi les hommes. Ceci, en accord avec
le modèle céleste de son être “astral”.
Il faut, d’abord, la connaître. Et l’astrologie
peut nous aider à prendre conscience de ses composants, de
ses grandes lignes, de ses contours, par le thème de naissance
qui en est l’image symbolique. L’astrologie peut nous
aider en nous suggérant qu’il faut regarder vers le ciel
plutôt qu’au niveau du sol lorsque nous cherchons à
vérifier le caractère véritable de l’homme
en tant qu’agent de l’esprit. L’astrologie peut
nous apprendre que les pouvoirs de l’univers et ceux de notre
personnalité ont une base commune puisqu’ils obéissent
à des rythmes similaires, ce que l’on peut démontrer.
Enfin, par l’étude de ces rythmes cycliques, l’astrologie
peut nous aider à devenir les agents plus effectifs du but
divin de notre naissance.
Les deux grands courants
J’affirme
que l’astrologie peut donner le jour à une nouvelle psychologie,
une psychologie de l’harmonie. Mais, auparavant, la psychologie
doit abandonner sa relation exclusive à l’analyse et
à la connaissance empirique. Elle doit aussi comprendre que
ce que nous appelons évolution ou émergence de la matière,
est constamment polarisé par une descente cosmique, par une
involution de l’esprit. Cette descente cosmique du plus universel
et du plus simple vers le plus individualisé et le plus complexe
est un processus qui agit au niveau du “mental”. Elle
n’est pas extérieure à l’évolution
de la matière mais agit, plutôt, à l’intérieur
des champs électromagnétiques créés par
cet épanouissement cosmique et par la spécialisation
progressive de l ‘Esprit universel.
De ce point de vue, l’esprit
n’est pas la résultante d’un processus d’associations
sensorielles et d’images cérébrales se traduisant
en pensées et concepts, comme voudrait le faire croire la psychologie
empirique et matérialiste. C’est un pouvoir formateur
ou structurant, manifeste aussi bien dans la forme des nébuleuses
que dans les egos individuels. Pour cette raison, nous pouvons considérer
notre système solaire comme une matrice cosmique, un champ
électromagnétique qui conditionne inévitablement
le développement de tout ce que l’on peut trouver sur
la terre ou sur n’importe laquelle des autres planètes.
La nouvelle psychologie devrait chercher à
intégrer les deux courants du Tout universel: l’ascension
évolutive de la matière des atomes vers les corps humains
et la descente involutive de l’esprit, des structures de l’univers
dans celles de l’ego individuel. Dans et par cette intégration,
l’Esprit trouvera vraiment son expression en l’homme car
c’est l’essence de l’Esprit qu’il faut reconnaître,
toujours et partout, dans et par l’intégration des polarités
opposées.
A. Ruperti, Juriens, octobre 1979
Cet article est parut en 1998 dans la Revue d'Activité Humaniste
nr. 11- special Alexander Ruperti.
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